Test : Unreal Tournament 3
Xbox 360
 
 Editeur : Midway
Développeur : Epic Games
Site officiel : unrealtournament3.com
Vidéos : rubrique vidéos
Date de sortie : 04.07.2008
Achat : Amazon.fr, CeDe.ch
  
 

Langue : français
Joueur(s) hors ligne : 1 à 2
Xbox Live : oui
Joueurs en ligne : 2 à 16
Age recommandé : dès 18 ans

 

Après deux épisodes Championship sur la première Xbox, la série Unreal débarque pour la première fois sur Xbox 360 avec Epic Games aux commandes. Sorti en fin 2007 sur PC et PS 3, Unreal Tournament 3 propose un contenu quelque peu différent sur la console de Microsoft, mais une action toujours aussi intense.

UT 3 est doté d'une campagne solo, jouable par ailleurs en coopération, introduite par une belle cinématique en images de synthèse qui laisse croire à un contenu intéressant et travaillé. Malheureusement, on déchante vite, car cette campagne, même si elle est introduite par un semblant de scénario (défendre l'humanité contre l'invasion Necris), n'est en fait qu'une succession de matchs contre des bots. Un gros didacticiel s'étalant longuement sur une demi-douzaine de chapitres, mais qui n'offre qu'un intérêt limité. Idem pour les parties action instantanée, qui ne sont que des matchs contre des bots. Heureusement, l'IA de ceux-ci est en général très correcte et paramétrable.

On passe tout de suite au gros morceau d'Unreal Tournament 3, à savoir le multijoueur. Celui-ci est jouable par liaison console et Xbox Live jusqu'à seize joueurs, soit moitié moins que ce que propose la version PC, mais les batailles restent cependant épiques. Sur le Live, on trouve des parties avec classement (très peu peuplées) et d'autres appelées "Matchmaking d'amis" où se retrouvent la majorité des joueurs. Six modes de jeu sont à disposition, les classiques Deathmatch et Deathmatch en Equipe, Capture du Drapeau et Capture du Drapeau avec véhicules, Duel (un contre un) et enfin le mode le plus original et le plus tactique : Guerre. Dans ce dernier, les deux équipes s'affrontent pour prendre le contrôle de différents nodes répartis sur la carte avant d'atteindre et de détruire la base principale adverse. Des sphères, une par équipe, peuvent être transportées et amenées à un node pour le capturer immédiatement. Malgré des modes de jeu somme toute assez peu nombreux, on trouve cependant une grande quantité de cartes : plus de trente. Chacune d'entre elle n'est habituellement associée qu'à un seul type de jeu.

La prise en main est bonne avec des déplacements rapides, même à pied, une action particulièrement intense et nerveuse, et ce qui en découle souvent : un côté très bourrin. On tue beaucoup, on meurt beaucoup et on respawn immédiatement. De nombreuses armes sont à disposition, disposant toutes d'un tir secondaire pour varier les plaisirs. UT 3 introduit l'hoverboard, une sorte de skate flottant que l'on a disposition en tous temps sur les maps les plus grandes. Ce moyen de transport permet de couvrir rapidement de grandes distances et même de s'accrocher à un véhicule allié (eux aussi présents en grand nombre). L'hoverboard a cependant une faiblesse de taille, car au moindre tir reçu, c'est la lourde chute et le risque de se faire abattre. Au niveau des détails qui font plaisir, citons la possibilité de parcourir la carte en vue libre avant une partie, le temps que tous les adversaires soient trouvés, ou encore l'affichage à l'écran de la tête de la personne qui parle au micro en cours de match. Les résultats de matchs par contre manquent d'informations puisqu'on ne peut y lire que les scores d'équipe et individuels, sans plus de précision. Il en va de même pour les classements qu'on aurait aimé voir plus détaillés.

La réalisation est très réussie, avec des graphismes somptueux et des ralentissements quasi inexistants malgré une action très intense. Le niveau de détails pour les armes comme pour les personnages est impressionnant. Comme pour de nombreux jeux utilisant le moteur Unreal Engine, quelques pop-ups de textures sont à signaler, mais ils sont rares et peu gênants. Côté audio, les musiques de qualité sont signées Jesper Kyd (Assassin's Creed, Kane & Lynch, Hitman Blood Money) et sont complétées par des bruitages et commentaires bien péchus. Concernant les spécificités de cette version 360, on constate malheureusement l'absence d'éditeurs et la gestion de mods, en raison de la sécurité d'échange de fichiers qu'impose Microsoft sur sa machine. On se console cependant avec la présence de jeu en écran partagé (absent des autres versions), de deux nouveaux personnages, d'une vidéo de présentation du multijoueur de Gears of War 2, de cinq cartes exclusives plus encore les cartes payantes sur PC et PS3 incluses ici d'office.

Unreal Tournament 3 réussi son passage sur Xbox 360 et propose une expérience multijoueur riche, grâce à son gameplay réussi et nerveux, sa réalisation de qualité, ses nouveautés bien pensées et le grand nombre de cartes proposées. On regrette l'absence d'éditeur et l'échange de mods, mais surtout la campagne solo qui n'est guère plus qu'un gros didacticiel, destinant du coup le jeu uniquement aux amateurs de frags en multijoueurs.


Max73 - 28.08.2008


 
LES PLUS
LES MOINS
 
 

Réalisation
Multi réussi
Beaucoup de cartes
Les véhicules
_________________________

Solo peu intéressant
Pas de mods
Très bourrin
Rapports de partie
_________________________

 
 
Technique :
 
Graphismes :
Son :
Jouabilité :
Durée de vie :
 
Note : 7.5/10