Test : The Club
Xbox 360
 
 Editeur : Sega
Développeur : Bizarre Creation
Site officiel : bizarrecreation.com
Vidéos : rubrique vidéos
Date de sortie : 07.03.2008
Achat : Amazon.fr, CeDe.ch
  
 

Langue : français
Joueur(s) hors ligne : 1 à 4
Xbox Live : oui
Joueurs en ligne : 2 à 8
Age recommandé : dès 18 ans

 

Lorsque l'on évoque Bizarre Creation, la série à succès Project Gotham Racing nous vient immédiatement à l'esprit. Alors quand le studio anglais annonce en 2006 le développement d'un jeu de tir à la troisième personne, notre sentiment est partagé entre curiosité et inquiétude, un peu comme si Jean-Luc Godard réalisait une comédie grand public. Mais The Club, c'est aussi la seconde collaboration entre Sega et Bizarre Creation, les deux entités ayant déjà produit l'excellent Metropolis Street Racer (MSR) sur la défunte Dreamcast.

The Club est une organisation financée par des millionnaires qui ont fait fortune grâce à des activités peu légales telles que le trafic d'armes ou de drogues. En mal de sensations fortes, ils ont racheté différents lieux laissés à l'abandon afin d'y organiser un tournoi où le principe est simple, tuer ou être tué. Un concept qui n'est pas sans rappeler celui du film Running Man ou encore Battle Royale. Il ne s'agit donc pas de tuer pour sauver le monde ou encore sa chère et tendre mais bel et bien de réaliser le meilleur score en abattant à la chaîne des ennemis. Huit personnages, présentés sommairement en guise d'intro, peuvent être incarnés et affichent chacun des caractéristiques différentes (résistance, puissance, endurance). Une fois ce choix effectué, on se dirige sur la partie principale de ce titre, le mode tournoi où huit niveaux différents, déblocables au fur et à mesure de notre progression, sont proposés. Ces derniers sont découpés en plusieurs épreuves qui consistent à trouver la sortie en marquant le plus de points possible, à survivre dans une zone délimitée pendant un certain temps, à terminer un niveau avant la fin du chrono ou encore à effectuer un parcours à plusieurs reprises en contre la montre. Au final, le but est toujours identique, comptabiliser le plus haut score pour se hisser au sommet du classement. Pour se faire, il ne faut pas tout simplement tuer les nombreux ennemis qui se mettent en travers de notre chemin mais le faire avec classe et précision. The Club offre plusieurs possibilités pour gonfler nos points comme exécuter une roulade ou se retourner rapidement avant d'abattre un opposant, aligner les headshots ou les tirs lointains et évidemment tuer en rythme. En effet, un multiplicateur augmente à chaque victime et diminue progressivement si on n'enchaîne pas les frags. Il est donc nécessaire de recommencer encore et encore les mêmes stages pour mémoriser l'emplacement des ennemis, des soins et des armes si on veut espérer atteindre la première place, certes facile en mode débutant mais bien moins aisée dans les autres niveaux de difficulté. Un classement en ligne via le Xbox Live est également disponible et permet de se mesurer aux meilleurs et de remporter quelques succès. Un principe très arcade et old-shool auquel il vaut mieux adhérer si on ne veut pas survoler cette très courte partie solo qui se termine en quelques heures. De plus, il n'y a pas vraiment de conditions pour progresser, il suffit de terminer le niveau pour accéder au suivant.

En ce qui concerne le gameplay, il est nerveux, basique, sans fioriture et colle parfaitement à ce genre de rush qui ne dépasse en général pas les trois minutes de jeu. La gâchette gauche permet de passer à une vue à la première personne pour une meilleure visée, la droite pour le tir, le bouton B est utilisé pour lancer des grenades, le A pour réaliser des roulades et franchir des obstacles, le Y pour se retourner rapidement et le X pour recharger. On peut également sprinter grâce à la gâchette haute droite ce qui n'est pas sans rappeler la course tête baissée de Marcus Fenix dans Gears of War. On regrette toutefois que la réactivité du personnage soit un peu faible même en ajustant les paramètres de visée et de déplacement.

On a été habitué aux belles carrosseries modélisées avec soin par Bizarre Creation et on peut sans rougir constater que The Club est du même acabit. Techniquement, le jeu séduit par ses environnements qui transcrivent à merveille cet univers et cette ambiance underground. Dans le désordre, on a par exemple l'occasion d'en découdre sur un paquebot échoué, dans une prison russe à l'abandon, au travers de ruelles glauques de Venise ou encore à l'intérieur d'un manoir délabré. Tous ces lieux bénéficient de textures détaillées et se voient même dotés d'éléments destructibles avec un effet de masse fort convainquant. Si les personnages jouissent également d'une réalisation soignée visuellement, leurs mouvements sont par contre peu réalistes et rigides. On peut aussi noter dans les points négatifs, le rendu sonore un peu cheap et étouffé des armes qui rappel vaguement le bruit des carabines à plomb de notre enfance et une version française à la rue.

En parallèle au mode tournoi, on peut également participer à une partie rapide ou encore créer son propre championnat. Des affrontements multijoueurs jusqu'à quatre joueurs en local et jusqu'à huit en ligne sont aussi au programme. Ces derniers sont par contre plus classiques avec du deathmatch, team deathmatch et capture de postes. Il est toutefois possible de modifier les conditions pour remporter une manche comme par exemple accumuler le plus de points. On peut comparer ces parties en ligne avec celles de Gears of War, nerveuses et intenses, mais les soucis de précision et de réactivité, passable en solo, ternissent considérablement ce mode.

Au final, Bizarre Creation nous délivre un titre original, différent, techniquement réussi malgré des animations et une réactivité légèrement en dessous mais réservé à un public bien particulier. On peut par ailleurs résumer The Club en une expression : on aime ou on n'aime pas. Les joueurs qui apprécient les jeux d'arcade old-shool, les challenges et sont prêts à faire et refaire les mêmes niveaux pour figurer au sommet de la hiérarchie mondiale trouveront sans aucun doute leur compte. Les autres n'y verront qu'un jeu bourrin sans réel intérêt et décrocheront rapidement. Vous voilà prévenu.

Strongbow - 31.03.2008




 
LES PLUS
LES MOINS
 
 

Réalisation graphique
Original
Addictif...

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... ou pas
Animations
Réactivité
Rendu sonore des armes
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Technique :
 
Graphismes :
Son :
Jouabilité :
Durée de vie :
 
Note : 7/10