Test : Red Faction Guerilla
Xbox 360
 
  Editeur : THQ
Développeur : Volition
Site officiel : community.redfaction
Vidéos : rubrique vidéos
Date de sortie : 05.06.2009
Achat : Amazon.fr, CeDe.ch
   
 

Langue : français
Joueur(s) hors ligne : 1
Xbox Live : oui
Joueurs en ligne : 1 à 16
Age recommandé : 16+

 


La série Red Faction a débuté sa carrière sur Playstation 2 avant de voir sa suite portée également sur Xbox (Red Faction 2). Sortis en 2001 et 2003, ces FPS avaient marqué les esprits grâce au Geomode qui permettait alors de détruire une grande partie des décors. Depuis, le studio américain Volition s'est concentré essentiellement au développement de Saints Row, une nouvelle licence que l'on a pu agréablement découvrir en 2006 exclusivement sur Xbox 360. Cette expérience dans le genre GTA-like leur a sûrement donné des idées puisqu'ils ont choisi cette voie pour ce nouveau Red Faction nommé Guerilla.

Après avoir parcouru la Terre dans le deuxième volet, Red Faction retourne à ses premiers amours avec une planète Mars complètement terraformée comme terrain de jeu. Ce titre nous place alors dans la peau d'Alec Manson, un mineur honnête qui débarque de la Planète Bleue afin de gagner simplement sa vie. Accueilli par notre frère, on assiste impuissant à son exécution par l'EDF (Earth Defence Force, rien à voir avec le soft de Sandlot), des forces de l'ordre qui contrôlent la totalité de la planète en appliquant un régime tyrannique. Comme souvent dans cette situation, un groupuscule de résistants, qui se fait appeler Red Faction, s'est regroupé dans le but de mener la vie dure à l'EDF et compte bien passer la vitesse supérieure grâce à notre aide. Malheureusement, ce scénario se limite à cette seule introduction et n'est qu'un prétexte pour nous servir des dizaines de missions qui n'apportent, au final, pas grand chose à cette aventure. Ce titre peine alors à nous surprendre et l'ennui s'installe inéluctablement après quelques heures. C'est d'autant plus dommageable que, comme on va le découvrir, Guerilla a bien des atouts à faire valoir.

Comme souligné précédemment, Volition abandonne le genre FPS pour un jeu de tir à la troisième personne aux environnements vastes et ouverts proche d'un GTA. Tout comme Saints Row, le terrain de jeu de Guerilla est divisé en zones, six pour être précis, qu'il faut libérer une après l'autre. Pour arriver à nos fins, on doit jouer sur deux jauges caractérisant le contrôle de l'EDF et le moral de la population. Chaque mission dispersée ça et là sur la carte influence à sa manière ces deux indicateurs. Certaines affaiblissent les forces de l'EDF présentes tandis que d'autres permettent de rallier à notre cause la population. A ce niveau, on aurait aimé un peu plus de diversité puisqu'il s'agit dans la plupart des cas d'aider des résistants à prendre un bâtiment ennemi, de libérer des prisonniers, d'intercepter un convoi ou encore de protéger un groupe de colons. C'est pourtant une étape obligatoire pour accéder aux missions principales, accessibles une fois le contrôle de l'EDF proche de zéro. Celles-ci, bien plus intéressantes et variées, donnent le moyen de libérer totalement une zone.

D'autres défis comme détruire un bâtiment stratégique de l'ennemi viennent tout de même enrichir l'ensemble et représentent à merveille l'atout principal de ce titre. Avec l'appui du Geomode dans sa version 2.0, il est en effet possible de transformer en tas de ferrailles toutes les structures du jeu avec un réalisme particulièrement bluffant. Les bâtiments s'écroulent avec un effet de masse fort convaincant et réagissent parfaitement aux lois de la physique selon leur masse. Pour en venir à bout rapidement, il faut donc s'attaquer aux murs porteurs et fondations. Il suffit ensuite de s'écarter afin d'admirer le résultat, le tout étant agrémenté d'un bruit assourdissant et d'un nuage de poussières plus vrais que nature. En plus d'être fun et défoulant, cet aspect influence également le gameplay. On peut alors faire effondrer un pont au passage de blindés ennemis, déloger un soldat perché sur une tour en détruisant celle-ci ou encore tenter une approche furtive en créant une brèche. Même si cette dernière solution est envisageable, on se retrouve, dans la grande majorité des cas, face à un tas de gravas à la fin des missions. Il faut dire que les soldats de l'EDF sont rapidement alertés à la moindre effraction et n'hésitent pas envoyer d'importants renforts afin de nous stopper.

Plutôt bien bâti, Alec Manson n'en est pas moins un héros ordinaire, c'est-à-dire sans super pouvoir. Il faut donc se reposer sur un armement conséquent qui s'étoffe au fur et à mesure de notre progression. Du simple fusil d'assaut au lance-roquettes en passant par le fusil à nanites capable de détruire instantanément les structures, le choix est large, original et agréable à prendre en main. Un puissant marteau apte à mettre à mal tous matériaux et des mines très utiles pour s'attaquer aux piliers porteurs d'un bâtiment viennent également compléter cet arsenal.
Comme tous les jeux aux environnements ouverts, de nombreux véhicules sont disponibles. Là aussi la panoplie est importante et tous les engins ont été adaptés pour les terrains escarpés de Mars. On y trouve alors des pick-up, des camions bennes, des buggys, des blindés de l'EDF lourdement armés et même, selon les missions, des bipodes à la puissance de feu impressionnante. Dans l'ensemble, la conduite est intuitive et plaisante même si on se retrouve régulièrement sur le toit, la faute à des véhicules un peu légers.

Mars oblige, les décors de Red Faction se résument à des vastes étendues poussiéreuses, des monts plus ou moins élevés de couleur ocre et des installations humaines relativement basiques. Des tons monochromes qui, bien que cohérents avec le terrain de jeu choisi, ne font qu'accentuer ce sentiment de lassitude occasionné par des missions secondaires redondantes. Un peu plus de folie au niveau de l'architecture et des environnements n'auraient pas été un mal. De plus, ce titre, à l'instar de tous les GTA-like, souffre également de pop-up d'affichage dans une mesure toutefois acceptable. Mais c'est le Geomode 2.0 que l'on retiendra tout particulièrement dans cette partie technique. On se répète peut-être mais jamais un jeu n'avait poussé le réalisme aussi loin en ce qui concerne la destructibilité des structures et bâtiments. Tout simplement bluffant.

L'aventure solo se boucle en plus ou moins 20 heures et l'expérience peut-être prolongée grâce des défis jouables jusqu'à quatre en local. Il s'agit de faire le plus de dégâts possible dans un temps défini et selon des règles bien précises. On peut par la suite comparer notre score avec la communauté via un classement. Des affrontements en ligne jusqu'à 16 joueurs sont également au programme. Si les modes de jeu sont plutôt classiques (capture de drapeau, deathmatch…) le fait de pouvoir détruire les décors mais aussi de les recréer en un clin d'œil à l'aide d'un outil dédié rend les parties plus intéressantes et originales. A cela s'ajoute différents packs qui modifient notre comportement pendant quelques secondes. On peut alors voir les ennemis au travers des murs, voler, se déplacer plus rapidement, créer un séisme etc. Volition a donc tout particulièrement soigné cette partie multijoueurs avec, qui plus est, un lag totalement absent.

Les studios de développement sont généralement très frileux quand il s'agit de bouleverser une licence et se contentent généralement de quelques retouches graphiques. Avec Guerilla, Volition a fait le pari de retranscrire l'univers de Red Faction, cantonné jusqu'à présent dans le genre FPS, dans celui d'un GTA-like. Un pari osé mais qui s'avère au final judicieux. On peut évidemment regretter un scénario "prétexte" le peu de variété dans les missions secondaires ou encore des environnements monotones mais l'ensemble tient très bien la route. Une durée de vie correcte, un mode multijoueurs conséquent, un terrain de jeu vaste, une bonne dose de fun et bien sûr un réalisme tout simplement épatant dans la destructibilité des décors font de ce Red Faction Guerilla une excellente surprise.

Strongbow - 26.09.09


 
LES PLUS
LES MOINS
 
 

Destruction très réaliste
Fun
Terrain de jeu vaste
Multijoueurs sympa
_________________________

Sénario "prétexte"
Environnement monotone

Un peu ennuyeux à la longue

_________________________

 
 
Technique :
 
Graphismes :
Son :
Jouabilité :
Durée de vie :
 
Note : 7/10