Test : Grand Theft Auto 4
Xbox 360
 
 Editeur : Rockstar Games
Développeur : Rockstar Games
Site officiel : rockstargames/IV
Vidéos : rubrique vidéos
Date de sortie : 29.04.2008
Achat : Amazon.fr, CeDe.ch
  
 

Langue : anglais sous-titré français
Joueur(s) hors ligne : 1
Xbox Live : oui
Joueurs en ligne : 2 à 16
Age recommandé : dès 18 ans

 

Déjà encensé par la critique et récompensé par des ventes records, Grand Theft Auto IV est le premier épisode de cette série à voir le jour sur les consoles de nouvelle génération. Plus de dix ans après le premier GTA sorti sur PC, après de nombreuses déclinaisons sur consoles de salon et portables, après un Table Tennis et un Bully sympathiques qui nous ont fait patienter, le titre de Rockstar est enfin là, six mois après sa première date de sortie initialement annoncée. L'attente a été longue, mais valait la peine.

Dans Grand Theft Auto IV, on incarne Niko Bellic, un immigrant serbe fraîchement débarqué aux Etats-Unis, pour rencontrer son cousin Roman afin de tenter de vivre le rêve américain. Liberty City, basée sur la ville de New York, est une cité où tout est possible, mais la réalité constituée de dettes, escrocs et problèmes en tous genres vient bien vite se heurter aux rêves de réussite des deux cousins. Pour s'en sortir et se faire une place, Niko va devoir travailler pour divers gangs criminels, groupes mafieux et organisations louches.

Liberty City est découpée en plusieurs îles, dont certaines sont verrouillées par la police au début de l'aventure. Sur chaque île d'importance, on trouve divers magasins (d'armes, de vêtements), des services (lieux où acheter de la nourriture, lavage et réparation de voiture, cybercafé) ainsi que des lieux de détente. Ces derniers sont utiles pour faire des sorties avec ses amis et amies que l'on rencontre au fil du jeu. Un système d'amitié fait ainsi son apparition, et pour conserver de bonnes relations, il est nécessaire de proposer des sorties à ses connaissances via l'interface du téléphone portable. Parmi ces activités, on trouve bars, restaurants, jeu de fléchettes, billard, bowling, spectacles et clubs de strip-tease. Si ce système de gestion d'amitié est plutôt sympathique en début d'aventure, il se révèle hélas un peu contraignant et bien répétitif plus tard dans le jeu, une fois que toutes ces activités ont été faites plusieurs fois, et qu'un contact nous propose une énième sortie nocturne. On peut bien sûr toujours refuser, mais dans ce cas l'appréciation de la personne à notre égard chute, et on risque de perdre le bonus spécifique lié à cette personne (tel qu'un appel pour un transport gratuit en taxi). Hormis toutes ces activités, la taille et la modélisation de la ville sont vraiment impressionnantes. Son architecture et ses habitants, malgré un IA plutôt limitée, la rendent presque vivante et très crédible. Un gros plus qui renforce encore l'immersion, déjà excellente grâce à un scénario intéressant et des personnages bien développés.

Les missions obligatoires, celles liées à l'intrigue principale, sont très nombreuses et pour la plupart intéressantes. On constate parfois un peu de répétition, mais plusieurs sont vraiment originales, bien pensées et parfois très drôles, élément salvateur de cette série. En cas d'échec, on peut toujours relancer la mission grâce à notre téléphone portable, sans passer par un chargement de sauvegarde. Pratique et bien pensé, surtout que l'on peut souvent combiner cela à un trajet en taxi où l'on peut zapper le temps de déplacement jusqu'au lieu où débute la mission, moyennant quelques dollars. Les sauvegardes se font automatiquement après chaque mission réussie, ce qui est une bonne chose. Elles peuvent également être faites manuellement, mais uniquement dans une des planques que l'on possède, généralement une par île. Un peu contraignant à ce niveau, on aurait préféré pouvoir sauvegarder en tous temps. Le menu du jeu est plutôt original, car une fois la galette insérée dans sa console, on accède, après un temps de chargement, directement au jeu, là où on en était resté avec sa dernière sauvegarde. Les accès aux options, chargements et nouvelles parties se font ainsi en cours de jeu sans qu'il y ait à passer par un quelconque menu avant d'entrer dans l'aventure.
A côté de l'intrigue principale qui nous occupe plus qu'agréablement pendant 30 à 40 heures, on trouve toute une série de missions facultatives qui sont là pour augmenter son pactole et parfois faire progresser l'amitié. On nous propose ainsi de voler certains véhicules spécifiques, de livrer des paquets de drogue ou encore de participer à certaines courses. Ces missions sont cette fois plus répétitives, moins intéressantes et sans réel scénario, mais elles ont le mérite d'exister et de faire durer encore le plaisir d'être immergé dans Liberty City.

Les deux grandes avancées dans la jouabilité de ce GTA se situent au niveau des combats et des véhicules. Pour ces derniers, le jeu se veut plus réaliste et il faut un petit temps d'adaptation pour bien maîtriser les virages. Chaque véhicule se conduit différemment et réagit à sa façon dans les contours, où l'utilisation du frein devient pour une fois nécessaire dans la série. Un changement réussi et pas si anodin vu le nombre d'heures que l'on passe au volant en cours de jeu, que ce soit pour les fuites, déplacements, livraisons ou poursuites. Concernant les combats, Grand Theft Auto IV s'est mis à la mode popularisée principalement par Gears of War du tir avec couverture. On peut ainsi se cacher derrière presque n'importe quel obstacle dans le jeu, que ce soit derrière un mur, une caisse en bois ou à quatre roues. Ce système marche plutôt bien même si on aurait apprécié un peu plus de souplesse encore, notamment quand il s'agit de se "décoller" d'un élément de décor ou de passer d'un point de couverture à un autre. Par défaut, la visée est automatique, avec un viseur qui se verrouille sur les cibles un peu à la manière de Crackdown. Cette assistance facilite bien la tâche si les ennemis sont éloignés les uns des autres, mais rend le passage d'une cible à une autre pas toujours évident si les adversaires sont rapprochés.

Sur les captures d'écran et même en cours de jeu, la réalisation graphique n'est pas forcément toujours spectaculaire. Même si on les observe peu souvent de près, certains personnages manquent ainsi de détails, de polygones et certaines textures de relief. Mais l'aspect impressionnant est malgré tout présent en observant la taille remarquable de la ville et les habitants qui s'y déplacent. Au vu de cela, on comprend mieux le choix de certaines textures pas toujours très belles, et un certain flou présent sur tous les décors d'arrière-plan. GTA IV reste malgré tout joli, grâce notamment à des conditions météo bien rendues et l'utilisation de filtres graphiques différents selon l'heure de la journée. Les divers effets de flou (lors de conduite à grande vitesse, ou... en état d'ivresse), et les explosions viennent compléter le tout pour offrir un ensemble finalement agréable. Le moteur physique est de qualité et donne droit à des chutes de personnages et des carambolages de voitures souvent impressionnants. Tenant compte de tout ce qui est affiché et de ce que la console doit gérer sans temps de chargement ou presque, on tolère mieux les ralentissements souvent fréquents, les pop-ups de véhicules et les quelques bugs graphiques rencontrés.
Les dialogues ne sont pas traduits en français, juste sous-titrés dans notre langue, ce qui n'est pas un mauvais choix tant la VO est de qualité et aurait été difficile à reproduire avec autant de nuances en français. Mais en raison d'accents anglais bien marqués, de fréquentes tournures d'argot et même de quelques échanges en russe et en serbe, il est à plusieurs reprises nécessaire de faire une pause en voiture si le dialogue entre deux protagonistes a lieu en cours de route. Le reste de l'aspect audio s'en tire également avec les honneurs, avec des bruitages convaincants et un choix musical exceptionnel, que l'on peut surtout écouter en conduisant grâce aux stations de radio. On découvre ainsi avec plaisir près d'une vingtaine de stations aux styles variés et proposant plus de 200 chansons de groupes allant de parfaits inconnus (mais souvent de qualité, comme c'est le cas sur Vladivostok FM) à des artistes de légende, tels que Bob Marley, David Bowie, Genesis, Iggy Pop, Queen, The Who ou encore R.E.M. Bref de quoi combler les amateurs de quasiment tous les genres. Et comme si cela ne suffisait pas, les stations sont animées par des DJ, agrémentées de news en rapport avec l'actualité dans le jeu et complétées encore par plusieurs chaînes TV que l'on peut visionner dans les planques.

Chose surprenante, pour accéder aux modes multijoueurs de GTA IV, il est nécessaire d'utiliser son téléphone portable en cours de jeu solo. Original et plutôt sympa, sauf lorsque l'on subit un problème de connexion à une partie, nous obligeant à revenir à ce mode solo pour ré-entrer ensuite dans le multi. Le jeu à plusieurs se déroule uniquement sur le Live, avec entre 2 et 16 joueurs selon les modes choisis. A côté de la personnalisation de son avatar et de la mise en route facilitée par un didacticiel bien conçu, on accède aux parties avec ou sans classement. On aurait pu croire que Rockstar allait proposer un contenu minimum pour l'aspect multijoueur de son jeu, juste histoire de cocher une case dans le cahier des charges, mais il n'en est rien. Ce sont en effet plus d'une dizaine de modes qui sont proposés pour le jeu en ligne. On trouve les classiques Deathmatch et Deathmatch en équipe, les Missions mafia (chacun pour soi ou en équipe) dans lesquelles on doit remplir avant les autres joueurs certaines missions que l'on reçoit par téléphone portable, le Car jack (seul ou en équipe) où l'on doit récupérer des véhicules et les amener à bon port, le Tocar ace driver qui est une course en véhicules, la Course Gta qui est similaire au mode de jeu précédant mais avec des armes, le Gendarmes et voleurs où une équipe incarne des policiers traquant les malfrats de l'autre équipe tentant de s'enfuir, le mode Guerre de territoire où cinq zones sont à capturer et contrôler, et enfin trois missions de coopération (2 à 4 joueurs) avec Casseur de trafic, Assaut du Noose et Boum la base. Il n'y a pas de maps spécifiques aux modes multijoueurs, puisque le jeu à plusieurs utilise en fait directement la ville de Liberty City. L'hôte de la partie choisit par contre généralement le quartier ou l'île où se déroule la partie. Le seul petit regret que l'on pourrait éventuellement formuler quant au multi est l'absence d'un vrai mode coopératif pour l'ensemble de l'aventure. Mais au vu de sa construction et de certaines missions, il aurait sans doute été bien difficile d'intégrer cela au jeu.

Grand Theft Auto IV ne révolutionne pas le genre qu'il a créé il y a des années, mais apporte son lot de nouveautés bien venues dont un plus grand réalisme, et des améliorations notables concernant la conduite et les combats avec les armes à feu. On peut regretter la relativement faible personnalisation que l'on peut faire du héros, le système d'amitié qui apporte plusieurs avantages mais aussi un aspect contraignant et de la répétitivité si l'on désire conserver de bonnes relations avec ses contacts, quelques petits problèmes techniques dont une fluidité jamais vraiment au top et un système de visée automatique perfectible. En dehors de ça, le dernier-né de Rockstar Games s'avère vraiment excellent, grâce notamment à des missions intéressantes, un système de jeu fun et prenant, des personnages attachants et bien développés, un second degré qui manque à certains jeux du genre (Saints Row par exemple), une ville gigantesque et très bien conçue, des voix et des musiques très bonnes, une bonne durée de vie, et des modes multijoueurs qui font bien plus que de la simple figuration.

Max73 - 19.05.2008




 
LES PLUS
LES MOINS
 
 

Très prenant
Visée et conduite
Les musiques
Multi réussi

_________________________

Amitié à entretenir
Ralentissements
Visée perfectible
Peu de customisation
_________________________

 
 
Technique :
 
Graphismes :
Son :
Jouabilité :
Durée de vie :
 
Note : 9/10