Test : Bully - Scholarship Edition
Xbox 360
 
 Editeur : Take 2 Interactive
Développeur : Rockstar
Site officiel : rockstargame/bully
Vidéos : site officiel
Date de sortie : 07.03.2008
Achat : Amazon.fr, CeDe.ch
  
 

Langue : Anglais sous-titré français
Joueur(s) hors ligne : 1 à 2
Xbox Live : non
Joueurs en ligne : -
Age recommandé : 16+

 

Alors que certains joueurs attendent impatiemment la sortie de GTA IV, Rockstar ressort de sa besace un des meilleurs jeux PS2 sorti en 2006 pour le porter sur Xbox 360. Plus connu dans nos contrés à l'époque sous le nom de Canis Canem Edit, Bully débarque donc sur la console de Microsoft dans une édition Scholarship agrémentée de huit nouvelles missions inédites. Reste à savoir si le passage en classe supérieure s'est passé sans accro.

Bully nous place dans la peau de Jimmy Hopkins, un gamin turbulent de 15 ans renvoyé de plusieurs établissements scolaires. Sa mère, qui convole en voyage de noce avec son cinquième mari, l'envoie dans la Bullsworth Academy, un pensionnat dans la pure tradition anglo-saxonne. Dès notre arrivée, le directeur nous accueille afin de faire son speech de bienvenue et par la même occasion rappeler que son école est régie par des règles strictes de discipline et qu'aucun débordement ne sera toléré. Un brin idéaliste et naïf, le Monsieur prétends même former l'élite de demain. La réalité est tout autre avec des pions souvent dépassés par les événements et un corps enseignant peu crédible. On peut par exemple citer le prof d'anglais alcoolique, celle de musique tout droit sortie des années 60 ou encore celui de sport pervers qui collectionne les petites culottes des filles. C'est donc dans cette ambiance anarchique qu'évoluent les élèvent, regroupés dans cinq clans bien distincts. Tous les stéréotypes de l'univers universitaire américain y passe : les Caïds qui sont toujours prêts à se battre, les Fayots, regroupés à la librairie, qui collectionnent des cartes de jeu de rôle, les Bourges qui n'hésitent pas à rappeler leur rang social, les Sportifs, masses de muscles sans grande intelligence qui ne se séparent jamais de leur veste à la gloire de leur équipe de football et enfin les Blousons Noirs qui vivent toujours à l'époque de "Happy Days" avec leur brushing ridicule. On doit donc se faire une place parmi ces clans en forçant le respect grâce, dans la plupart des cas, à nos poings. En effet, la baston est sans aucun doute le sport numéro de ce bahut et il est très rare de traverser le préau sans se faire provoquer.

Mais la Bullsworth Academy est avant tout une école avec toute une série de branches à suivre. C'est l'occasion par exemple de faire valoir notre savoir en géographie en plaçant des drapeaux sur les pays correspondants, notre dextérité en disséquant un animal (biologie) ou en appuyant au bon moment sur une série de boutons (chimie et techno). Au total, c'est pas moins de neuf mini-jeux, tous très sympathiques, agréables à jouer et variés qui sont proposés aux élèves les plus studieux et permettent ainsi de glaner des nouveaux vêtements, des nouvelles compétences ou encore des "farces et attrapes" pour égayer les pauses. Deux cours par jour, de 09h30 à 12h00 et de 13h30 à 16h00 sont au programme. On a le choix de les fréquenter ou pas mais attention, les pions, représentés par un point rouge sur notre mini carte, sont très à cheval sur le règlement et une minute (ce qui correspond à une seconde dans le jeu) de retard suffit à les alerter, idem pour le couvre-feu après 23h00. Il vaut mieux alors les éviter même si il est toujours possible de les semer et de se cacher dans un casier ou une poubelle afin d'attendre sagement que la jauge d'alerte redescende. Ce titre, à l'instar de GTA, offre donc une grande liberté pour organiser notre journée mais avec tout de même une limite, inhérente à la fatigue, qui oblige à se coucher à 2h00 le matin sous peine de s'écrouler sur place.

La Bullsworth Academy n'est pas notre seul terrain de jeu puisque une fois le premier chapitre terminé, le portail de l'école s'ouvre sur une jolie petite bourgade typique de la côte ouest des Etats-Unis avec sa plage, son quartier aisé et populaire bien distincts, ses nombreuses échoppes et son parc d'attraction. Le jeu prend alors une toute autre dimension et propose une multitude de nouvelles activités. Cela va de la course de vélos aux petits boulots tels que livrer le journal ou tondre la pelouse. Certains PNJ viendront même nous demander des services avec une rémunération à la clé. Quant aux missions principales, elles sont toutes parfaitement scénarisées, souvent très drôles, rocambolesques et surtout très variées. On reconnaît là tout le talent de Rockstar avec un jeu d'acteur et des dialogues (en anglais, sous-titré en français) de haut niveau. On éprouve même un sentiment de regret quand la petite aiguille approche du 2 tant le plaisir de progresser et de découvrir est grand. Cette version Xbox 360 propose également un mode multijoueur jouable à deux uniquement en local. Ce dernier, totalement anecdotique, permet d'affronter un ami sur les mini-jeux rencontrés pendant les cours.

Malgré un univers d'adolescents de 15 ans, Bully roule sur les traces de GTA en ce qui concerne la violence gratuite. On peut se défouler sur différents objets et surtout sur tout ce qui bouge, que cela soit une fille, un garçon, un adulte ou même un chien. Il n'est certes pas question de meurtres mais nos poings sont souvent le meilleur moyen pour accomplir avec succès les objectifs. Ces combats s'inspirent par ailleurs beaucoup de son illustre parent avec un système de lock qui peut parfois devenir hasardeux quand il y a trop de monde. Mais dans l'ensemble, le gameplay est parfaitement maîtrisé. Quant aux armes, les pistolets et autres fusils sont remplacés par des gadgets bien moins létaux comme un lance-pierres, des pétards, des boules puantes et bien d'autres encore.

En ce qui concerne la partie technique, on ne s'attendait pas à un miracle venant d'un portage PS2 et ceci avec raison. Malgré quelques améliorations visuelles, ce titre affiche des textures avares en détails, des effets de lumières souvent ratés et des ombres portées qui ne ressemble guère aux objets qui les portent. Du clipping est également présent mais cela ne surprendra certainement pas les fans de GTA-like. Mais le défaut récurent qui entache Bully et qui casse considérablement le rythme est sans aucun doute les nombreux et interminables chargements à chaque changement de pièces et début de missions. A noter aussi que des ralentissements et freezes accompagnaient la sortie de ce jeu. Un patch a fort heureusement corrigé le tir et depuis, aucun plantage ni baisse importante de frame rate n'ont été constatés.

Déjà excellent sur PS2, Bully l'est tout autant sur Xbox 360. Son ambiance particulière, sa mise en scène, sa richesse et sa durée de vie (comptez facilement 20 à 30 heures) en font sans contestation un hit. Et comme souvent avec les productions de Rockstar, le plaisir éclipse rapidement les nombreux soucis techniques. Ceux qui n'ont pas goûtés aux aventures de Jimmy Hopkins sur PS2 auraient donc tord de s'en priver.


Strongbow - 22.04.2008


 
LES PLUS
LES MOINS
 
 

L'ambiance
Durée de vie
Riche et varié
Fun
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Chargements interminables
Réalisation
Multi peu intéressant

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Technique :
 
Graphismes :
Son :
Jouabilité :
Durée de vie :
 
Note : 7.5/10